|
Loading...
| Au cours des 200 dernières années, on a constaté une augmentation significative des niveaux de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d’oxyde nitreux (CO2) dans l’atmosphère. Ces trois gaz, regroupés sous le nom de gaz à effet de serre (GES), participent au réchauffement de la planète en emprisonnant de façon excessive le rayonnement infrarouge de grande longueur d’onde émis par la Terre. Le CO2 constituerait 79,8 % de l’ensemble des émissions de GES au Québec. |
 |
- L’effet de serre : un phénomène essentiel à la vie sur terre
- Changements climatiques et réchauffement climatique
- Les causes
- Qu’est-ce qu’une tonne de CO2?
- Les conséquences
- L’adoption de solutions à l’échelle internationale
- Les actions envisageables à court et à long terme
|
| Le gaz carbonique (CO2), le méthane, le protoxyde d’azote, l’ozone et la vapeur d'eau sont présents à l’état naturel dans l’atmosphère, emprisonnant la chaleur qui autrement disparaîtrait dans l'espace. Sans ces gaz à effet de serre (GES), la température moyenne sur Terre atteindrait les –18° C au lieu des 15° C actuels ! Malheureusement, l’augmentation considérable de la quantité de GES issus de l’activité humaine à laquelle nous assistons aujourd’hui est en train de déboussoler ce précieux équilibre atmosphérique, provoquant des changements climatiques inquiétants. |
| Les changements climatiques constituent une modification à long terme des conditions météorologiques. Ils se traduisent par le réchauffement climatique observé aujourd’hui, soit l’augmentation des moyennes de température à l’échelle de la planète. Depuis le début du siècle dernier, les moyennes de température ont augmenté de 0,6° C. Au cours du prochain siècle, les scientifiques prévoient une augmentation qui pourrait atteindre dans le pire des cas 6° C. |
|
|
Il a été prouvé que nous étions les premiers responsables de ce réchauffement climatique. Notre atmosphère, une fois alourdie de tous ces gaz, emprisonne davantage la chaleur, provoquant l'effet de serre responsable du réchauffement climatique. L’ère industrielle, la combustion des carburants fossiles et la déforestation massive sont au nombre des coupables de l’augmentation des émissions des gaz responsables de l’effet de serre (principalement le CO2). En 2006, au Québec, le secteur générant le plus d’émissions de GES était celui du transport (routier, aérien, maritime, ferroviaire), comptant pour plus de 40 % des émissions totales de GES. |
| En fait, la plupart de nos gestes quotidiens et de nos habitudes de vie engendrent une émission de CO2 dans l’atmosphère (1 000 kg = 1 tonne): |
- Naviguer durant 1 minute sur Internet : 1,2 g de CO2
- Importation par avion d’un kilo de raisins du Chili : 6 kg de CO2
- Production d’un kg de bœuf : 36 kg de CO2
- Utilisation d’un téléphone cellliaire durant une année 112 kg de CO2
- Éclairage d’une maison durant une année : 135 kg de CO2
- Fabrication d’un ordinateur et d’un écran : 275 kg de CO2
- Production d’une tonne de polystyrène : 2 830 kg de CO2
- Vol aller-retour Paris – New York : 3 670 kg de CO2
- Extraction et combustion d’une tonne de pétrole : 3 760 kg de CO2
|
| On entend toujours parler du nombre de tonnes de CO2 que nous émettons. Mais que représente une tonne de CO2? |
| Le CO2 est un gaz incolore et inodore. Il est présent dans l'atmosphère dans une proportion approximative de 0,03 %. Une tonne de CO2 en volume équivaudrait à une piscine de 10 mètres de large, 25 mètres de long et de 2 mètres de profondeur. Ainsi, en regardant les exemples mentionnés plus hauts, la fabrication de seulement quatre ordinateurs et de leur écran engendrerait en volume l’équivalent d’une telle piscine. |
Les changements climatiques se traduisent par l’augmentation des températures moyennes de l’atmosphère et des océans, la fonte accélérée des glaciers et du couvert neigeux, l’augmentation du niveau de la mer, les événements météorologiques extrêmes tels les inondations, la sécheresse, les feux de forêts, les ouragans et les vagues de chaleur. Le réchauffement climatique pourrait également avoir un énorme impact sur notre écosystème, risquant de faire disparaître 20 à 30 % des espèces animales et végétales.
|
|
|
|
| En 1997, pour tenter d’enrayer les changements climatiques, 160 pays se sont réunis à Kyoto, au Japon, avec pour résultat l’engagement des pays industrialisés à réduire d’ici 2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à leurs taux de 1990. Malgré cette mobilisation mondiale, la part de chacun dans cette action reste primordiale et indispensable à la lutte contre les changements climatiques, lutte pour laquelle les prochaines années seront cruciales. Voilà pourquoi il nous faut commencer dès aujourd’hui à freiner le réchauffement de la planète, à court et à long terme. |
| Pour freiner le réchauffement de la planète à long terme, l’atteinte d’une meilleure efficacité énergétique, l’utilisation de carburants de substitution et une diminution de notre consommation d’énergie font parties des solutions à mettre en place. À court terme, nos actions doivent se traduire par la modification immédiate de nos comportements afin de réduire nos émissions de CO2 à la source le plus rapidement possible. La création de puits de carbone par la plantation d’arbres et l’achat de crédits de carbone constituent des actions concrètes et efficaces de compensation de nos actions néfastes, dans l’attente de l’adoption progressive de comportements plus responsables et du développement d’une économie plus verte et durable. |
|